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Vers un "Moscou-Paris" en plein mois de septembre : quelles conséquences ?

Après un début de mois assez chaud et perturbé, nous sommes entrés dans une période nettement plus fraiche. Elle est devenue remarquable avec des valeurs de températures basses presque records en altitude. En effet, avec -29°C à 500 hPa (5500 mètres d'altitude) sur le Nord de la France, nous sommes proches des records de 1940. Cela témoigne de la puissance de l'air froid qui a plongé sur notre pays. Nous devrions regagner quelques degrés ce dimanche et lundi sans pour autant parler de chaleur. Contre toute attente, c'est un flux d'Est qui devrait se mettre en place la semaine prochaine.

Une goutte froide va s'isoler sur l'Europe centrale où des inondations historiques sont redoutées. Elle va y stagner pour ensuite faire demi-tour pour revenir sur notre pays dans un flux d'Est continental ouvrant le fameux "Moscou-Paris". Quelles conséquences cela peut-il avoir sur notre région ?


Source : Pivotal Weather

La première conséquence de ce schéma à l'échelle de l'Europe, c'est une mauvaise fiabilité. Vous commencez à le savoir, dès qu'il s'agit de gouttes froides, les modélisations patinent et ont du mal à appréhender la trajectoire de la dépression. De plus, cette goutte froide par vers l'Est avant de stagner pour revenir vers l'Europe de l'Ouest. C'est un comportement encore plus difficile à prévoir. Mettons fin au (faux) suspense. Un flux d'Est en septembre n'a pas les mêmes conséquences qu'en plein hiver. Il n'y a pas d'air froid à drainer. Si cela devrait nous apporter encore un peu de fraicheur, il n'est pas question de vague de froid.

En revanche, si la dépression parvient à atteindre notre région, un temps plus perturbé est possible. D'abord par "retour d'Est", les précipitations pourraient s'installer plus durablement si jamais la goutte froide venait à stagner entre l'Espagne et la France. Noue ne sommes qu'à 5 jours d'échéance environ. Pour autant, les incertitudes sont nombreuses.


Cartes : Meteologix

Illustration de ces incertitudes avec ci-dessus l'accumulation des précipitations d'ici au 22 septembre avec le modèle CEP (à gauche) et le modèle GFS (à droite). On remarque bien que l'on passe du tout au rien selon une actualisation, selon un modèle. Pourtant, ces deux modèles proposent un flux d'Est. Seulement, la trajectoire de la goutte froide diffère et cela change tout concernant les précipitations.

En conclusion, après ce flux de Nord frais et venté, nous devrions basculer dans un flux d'Est la semaine prochaine. Vu la saison, pas d'air froid à drainer mais ce sont les températures pourraient globalement rester sous les moyennes de saison. Quoiqu'il arrive, la chaleur/douceur n'a pas prévu de faire son retour. En fonction du centre dépressionnaire, nous pourrions avoir un temps perturbé autour de la Méditerranée mais dont les contours sont bien incertains.

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