Tendance météo juillet 2025 : doit-on craindre un mois caniculaire ?
Ce mois de juin est remarquablement chaud. Actuellement, nous sommes en moyenne 4 ou 5°C au-dessus des normales de saison. Entre vendredi et samedi, nous allons être temporairement 7 à 8°C au-dessus des moyennes, localement davantage. Si une légère baisse est envisagée dès dimanche, nous resterons dans une masse d'air chaude et encore bien au-dessus des normales saisonnières. Il ne fait donc plus aucun doute que ce mois de juin 2025 sera l'un des mois de juin les plus chauds concernant notre région. Ces dix derniers jours décideront de sa place sur le podium. C'est dans ces conditions que nous nous intéressons aux tendances pour le mois de juillet. Allons-nous retrouver des conditions plus perturbées, fraiches ou dirigeons-nous vers un été caniculaire ?
Comme avant chaque tendance, nous rappelons encore et toujours qu'une tendance n'est pas une prévision. Il n'est pas question d'annoncer qu'il fera 38,9°C à Nîmes le 15 juillet. C'est bien évidemment impossible. Il s'agit ici d'analyser le placement des centres d'actions (anticyclone, dépressions) qui peuvent être plus ou moins bien prévisibles à une échéance assez lointaine. À partir de là, nous établissons une tendance pour déterminer si le mois dans son ensemble a plus de probabilité d'être chaud, frais, sec ou pluvieux.

Cartes : EFFIS / Tropicaltidbits
Ci-dessus, nous avons mis deux modèles saisonniers majeurs : ECMWF (en haut), CFS (en bas). Les deux cartes ont une sémiologie différente mais elles représentent la même chose : l'anomalie de températures sur le mois de juillet. Que pouvons-nous remarquer ? Elles sont assez semblables. Quelques différences sont présentes mais elles ne concernent pas notre pays. Dans les deux modélisations, la France est plusieurs degrés au-dessus des moyennes de saison.
Il faut savoir que ces derniers mois, les modèles saisonniers ont régulièrement vu des températures anormalement chaudes sans voir les coups de frais que nous avons eu au printemps. Leur fiabilité était donc remise en question. Pour autant, ce mois de juin a été parfaitement entrevu par ces mêmes modèles. Nous le savons, les intersaisons (printemps, automne) sont difficiles à anticiper par ce genre de modèles avec des changements de temps parfois brusques. En revanche, l'été et l'hiver, le climat est plus régulier et la fiabilité des tendances est donc meilleure.

Cartes : EFFIS / Tropicaltidbits
Nous avons également comparé ces deux mêmes modèles sur leurs tendances pour les précipitations sur ce mois de juillet. On peut remarquer quelques différences au premier abord mais les conclusions sont bien plus proches. En effet, le modèle ECMWF (en haut) est globalement vers le rouge/orangé, ce qui signifie qu'il entrevoie un temps sec. Toutefois, si on regarde bien autour de la Méditerranée, nous sommes en blanc et donc dans les moyennes de saison. Le modèle CFS modélise quelques taches vertes (plus pluvieux que la normale). Ces anomalies se concentrent sur les Alpes et le Nord de l'Espagne (ceci s'explique par les orages estivaux qui se développent les après-midis sur les reliefs, très classique pour l'été). Sur notre région, nous sommes globalement dans le blanc et donc dans les moyennes.
Finalement, si nous faisons abstraction des quelques différences (dues en partie à la maille du modèle qui réagit différemment), nous sommes globalement autour des moyennes de saison. Il faut savoir que le mois de juillet est le mois le plus sec autour de la Méditerranée. Un mois dans les moyennes signifie donc que les précipitations resteront assez rares. Toutefois, dans cette chaleur potentiellement caniculaire, des orages sont possibles et devraient être plus nombreux à proximité des reliefs.
En conclusion, les modèles saisonniers sont en accord pour un mois de juillet très chaud, au-dessus des moyennes de saison. Des périodes caniculaires sont possibles sur le pays en raison de la présence régulière de hautes pressions. Au sein de cette masse d'air, des orages ne sont pas exclus. Ils devraient essentiellement se développer sur les reliefs (Pyrénées, Cévennes, Alpes) avec un débordement plus localisé et ponctuel en plaines.
Nos derniers Articles
Dégradation : retour des orages et de pluies...
Les orages se confirment ces prochains jours. Ils pourront produire de fortes pluies et de la grêle. On vous en parle ci-dessous. 1) Analyse générale de la situation : mise en place d'un système dépressionnaire peu mobile sur le proche Atlantique Nous...
02 mai 2026 à 12:00
Lire la suite
Dégradation en début de semaine prochaine...
Le temps va devenir de plus en plus lourd au fil des jours pour ce début du mois de mai. Rien de plus classique pour la saison. Nous sommes dans la période où les gouttes froides ont le plus de facilité à se former (avec l'automne). Les hautes pressions...
01 mai 2026 à 10:00
Lire la suite
Vers le retour des orages début mai ?
Le risque d'orages se confirme pour début mai. 1) Évolution du contexte météorologique : mise en place d'un système dépressionnaire entre le proche Atlantique et la France début mai ! Nous terminons ce mois d'avril 2026...
30 avr. 2026 à 13:00
Lire la suite
Doit-on redouter des orages ces prochains...
Doit-on s'attendre au retour des orages pour début mai ? Option possible, en effet. On vous explique. 1) Analyse générale du contexte météorologique : d'abord anticyclonique puis devenant faiblement dépressionnaire Elle n'est pas simple en...
29 avr. 2026 à 08:20
Lire la suite
