Doit on redouter un risque d'épisode méditerranéen début septembre ?
Bien que l'échéance soit encore assez lointaine, nos services surveillent attentivement l'évolution de la synoptique atmosphérique pour début septembre, en raison d'un risque grandissant d'épisode pluvieux dont l'intensité est encore inconnue. Bien évidemment, les principaux modèles ne sont pas parfaitement en accord mais la majorité d'entre eux entrevoient la mise en place d'un système dépressionnaire sur l'Atlantique, venant s'isoler d'ici le 5 ou 7 septembre près de l'Irlande et du proche Atlantique.
Comme toujours, c'est la localisation, le dynamisme et l'éventuelle stagnation de ce système dépressionnaire qui vont conditionner la sévérité et l'étendue de cette dégradation. A ce titre, le modèle CEP (qui est généralement le plus fiable) insiste depuis deux jours sur un risque d'orages violents quelque part sur nos régions Méditerranéennes d'ici une semaine environ. A horizon 6 jours, voici les différences entre le modèle GFS (ci-dessous à gauche) et le modèle CEP (ci-dessous à droite).

On peut constater que ces deux modèles voient un retrait de l'anticyclone vers les Açores, alors qu'une goutte froide est présente près de notre pays. Cette dépression est vue circuler entre les Îles Britanniques et le golfe de Gênes sur le modèle GFS, assez rapidement, alors que sur le modèle CEP elle stationne plus durablement près de l'Irlande et du proche Atlantique. Dans le cas où le modèle GFS aurait raison, une dégradation orageuse serait attendue sur notre région mais elle serait assez modérée et assez rapide.
Si l'on se rapproche du modèle CEP, un flux de Sud-Ouest nettement plus instable se mettrait en place en altitude sur nos contrées, alors que le flux pivoterait lui aussi durablement au secteur Sud-Est en basses-couches, créant du cisaillement et favorisant une forte instabilité atmosphérique. Nous serions alors en présence d'une configuration pouvant favoriser des orages stationnaires ou peu mobiles, sur une partie encore inconnue des régions Méditerranéennes. Ce risque a été notamment modélisé sur l'actualisation d'hier soir :

Notons enfin que le soleil devrait se maintenir cette semaine jusqu'à la journée de mercredi incluse, puis le temps devrait se dégrader entre jeudi et le week-end avec des remontés nuageuses de Méditerranée, entrecoupées d'éclaircies, mais aussi d'un risque d'averses orageuses dès jeudi. Ces averses vont se produire au sein d'une masse d'air assez peu instable, d'un flux peu dynamique, ce qui limitera leur intensité d'une part et leur nombre. Les reliefs et l'intérieur des terres seront les "plus exposés".
Autre fait notable, il devrait s'agir de la fin d'une longue période ventée. Mistral et tramontane vont rapidement cesser au profit des brises marines et des vents marins.

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