Sécheresse exceptionnelle : le Gard, l'Hérault et les Pyrénées-Orientales enregistrent la plus faible pluviométrie de France !
Alors que la France connaît une succession de perturbations actives depuis maintenant trois semaines, le Languedoc Roussillon est resté en marge jusqu'à présent des précipitations les plus copieuses. Depuis la fin du printemps, il n'y a eu que deux ou trois pluies véritablement salvatrices entre les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Hérault et le Gard. La Lozère a connu des orages plus réguliers.
Pourtant, en novembre, nous aurions pu croire à un changement de situation avec un arrosage en début de mois. Pour le trimestre septembre / octobre / novembre, normalement le plus arrosé de l'année dans les régions Méditerranéennes, le déficit pluviométrique demeure néanmoins très important comme en atteste cette étude cartographique réalisée par Météo-France. Sur le Gard, près de Nîmes, le rapport à la normale pluviométrique est proche de 10% (soit un déficit de 90%).

Carte : Météo-France
Nous arrivons bientôt à la mi-décembre et les rares perturbations qui ont traversé la région la semaine dernière ont déposé de faibles quantités précipitantes. Il est tombé en général 3 à 5 mm sur les plaines littorales, localement 8 à 10 mm dans l'intérieur des terres. Bien peu si l'on considère le déficit pluviométrique depuis 9 mois consécutifs.
Dans le même temps, de fortes pluies ont concerné une partie de la Provence, de la Côte d'Azur et de la Corse. Sur ces secteurs, la sécheresse des sols est en net recul ce qui est une excellente nouvelle. Par contre, l'Ardèche et le Languedoc-Roussillon sont désormais les départements affichant la plus faible pluviométrie de France en cette fin d'année. Plus particulièrement sur le Gard, où un tel niveau de sécheresse est inédit.

Carte : Météo-France
Les conséquences de cette sécheresse sont multiples. Non seulement, la végétation souffre et les incendies persistent, ce qui est inhabituel en cette saison. D'autre part, les cours d'eau sont remarquablement bas et affichent des niveaux habituellement observés durant les saisons estivales les plus sèches. Cette sécheresse est en ce sens exceptionnelle.
Les prévisions pour les prochaines semaines ne sont pas très réjouissantes avec des perturbations rares et le plus souvent atténuées. D'ici la fin de l'année, aucune pluie digne de ce nom n'est pour le moment entrevue. Le Gardon va donc rester, tout comme de nombreux cours d'eau de la région, remarquablement bas pour la saison.

Graphique : Vigicrues - données Gardon à Ners (30)
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