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Semaine agréable avant un week-end perturbé

Le contexte météorologique est actuellement caractérisé par le positionnement d'un vaste système dépressionnaire entre le Groenland, l'Islande et le Royaume-Unis. Ce dernier ne nous affecte pas sur les régions Méditerranéennes. Dans le même temps, un anticyclone persiste entre l'Afrique, l'Espagne et la Méditerranée Occidentale. En bref, nous sommes positionnés au carrefour de ces deux principaux centres atmosphériques. Dans ce contexte, la semaine à venir s'annonce globalement agréable sur nos départements.

Demain mercredi, les nuages bas persistent sur les reliefs et l'intérieur de l'Aude, alors que les plaines du Languedoc et du Roussillon profitent de larges éclaircies. Quelques débordements nuageux peuvent temporairement contrarier l'ensoleillement, mais c'est peu significatif. La tramontane souffle sur la région, avec des rafales de 30 à 50 km/h en journée sur le Languedoc, alors que des bourrasques de 60 à 70 km/h sont prévues sur l'Aude et le nord des Pyrénées-Orientales. Quant aux températures maximales, elles vont atteindre 23 à 25°C sur les basses plaines. 

Jeudi, le soleil persiste largement sur nos départements, y compris sur les reliefs. On note uniquement un fin voile nuageux à haute altitude. Le mistral et la tramontane se maintiennent à leurs domaines habituels : rafales de 40 à 50 km/h sur la vallée du Rhône et les Corbières. Maximales sans grande évolution, avec 23 à 25°C environ. Les minimales sont fraîches, avec même quelques petites gelées blanches en Lozère (pour info !). Vendredi, quelques nuages peuvent se former en matinée sur l'Est de la région (surtout Gard) mais ils se dissipent rapidement et le soleil s'impose à nouveau.

Les brises marines sont de retour l'après-midi avec des rafales de 20/25 km/h. Concernant les températures, les maximales prennent un peu de couleur avec 25 à 26°C en plaine. A partir de ce week-end, la prévisibilité devient moins bonne, nous obligeant à parler au conditionnel. Le vaste système dépressionnaire évoqué en début d'article devrait plonger quelque part entre le proche Atlantique (scénario CEP) et la France (scénario GFS). Les deux modèles voient donc le retour de conditions dépressionnaires, mais avec des différences notables sur notre région. Ci-dessous, voici les deux modélisations pour comparaison :

Sur le modèle CEP, l'activité dépressionnaire circule surtout entre l'Irlande et le golfe de Gascogne. Cette configuration favorise un flux de secteur sud dynamique et instable sur nos contrées, avec conséquemment le retour des nuages et des pluies orageuses. Il y a un risque d'épisode cévenol (donc de pluies persistantes sur les Cévennes et ses environs) sur ce modèle. ATTENTION : épisode cévenol ne rime pas avec catastrophe. Pour le moment, l'événement semble d'intensité ordinaire s'il se confirme.

Sur le modèle GFS, la zone dépressionnaire s'enfonce sur la France en flux de nord. Une forte dégradation concernerait les régions du nord mais les régions Méditerranéennes seraient moins concernées avec un petit passage pluvieux et surtout une baisse des températures. En bref : il conviendra de voir où va s'enfoncer le talweg dépressionnaire pour savoir si nous aurons simplement une dégradation passagère et faible ou s'il faudra surveiller un risque d'épisode pluvieux conséquent. 

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