Prévisions & Suivi en temps réel

Risque d'épisode pluvieux et orageux : on fait le point météo

La situation pour la semaine prochaine est toujours bien incertaine. Les modèles numériques de prévision "patinent" avec une trajectoire et un dynamisme des dépressions Atlantiques bien incertains. Certains modèles voient plusieurs gouttes froides se succéder, parfois sans nous atteindre, alors que d'autres voient une unique goutte froide se positionner aux abords de l'Irlande et de la Bretagne. Conséquence : il y a des scénarios totalement secs, d'autres très pluvieux et orageux, alors que certains sont entre les deux. Essayons d'y voir plus clair.

Tout d'abord, il convient bien de rappeler que les articles que nous rédigeons sont rédigés au conditionnel : nous exposons les résultats de modélisations en constante évolution. Comme nous l'indiquons souvent : il faut prendre des pincettes et évoquer les prévisions avec prudence et pincettes, surtout à de telles échéances. Voici ce qui a changé entre les modélisations d'hier (voir carte ci-dessous à gauche) et celles d'aujourd'hui (voir carte ci-dessous à droite). La différence entre les deux modélisations (modèle GFS) pour le lundi 6 septembre 2021 est très importante :

Hier, le modèle GFS (tout comme CEP) voyait une goutte froide dépressionnaire s'isoler près de la Bretagne, avec un fort dynamisme. Ces modélisations étaient reprises par les ensemblistes de façon générale, signe d'une fiabilité modérément bonne, toutefois nuancée car l'échéance est encore assez lointaine (J6). Et pourtant... ce jour, le même modèle voit une goutte froide nettement moins dynamique, qui vient s'isoler au large du Portugal. Cette dernière fait alors office de "pompe à chaleur" sur la France et l'on passe d'un scénario très pluvieux à un scénario sec et chaud.

Mais peut-on considérer que ces nouvelles modélisations sont fiables ? Ci-dessous, voici l'écart-type des différentes prévisions ensemblistes (américaines avec GEFS et européennes avec ECMWF/CEP). Le constat est sans appel : les incertitudes sont encore grandes en plein dans la zone précédemment évoquée : proche Atlantique/Irlande. Pour être clair : attention à ne pas basculer dans le schéma inverse de penser que puisque les modèles ont évolué, la prévision s'est calée. Ce n'est pas le cas. Il faudra encore plusieurs jours pour voir vraiment vers quoi nous nous dirigeons d'autant que d'autres éléments nous poussent à la surveillance.

Les scénarios déterministes CEP et GFS sont clairement en faveur d'un temps moins agité que ce qu'ils voyaient hier encore. Leurs ensemblistes sont par contre différents et continuent de voir les dépressions s'enchaîner avec plus de dynamisme et conséquemment en s'isolant plus près de nos contrées. Ci-dessous, voici les probabilités d'instabilité et de précipitations à horizon J5/J6. Nous avons pris le seuil de 500/JKG (vous pouvez le comparer avec celui d'hier, dans l'article précédent posté ICI).

Nous pensons clairement que nous nous dirigeons vers une période instable, avec éventuellement des épisodes en plusieurs phases, peut-être retardés. Le signal anticyclonique du jour de GFS et CEP nous apparaissent comme peu probables, bien que non impossible. Nous y reviendrons dès demain... 

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