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Première quinzaine de mai : quel bilan ?

Cela fait deux semaines que le mois de mai a débuté. Il est temps de dresser un bilan de cette première quinzaine qui, vous vous en doutez, aura été chaud et sec. En effet, les premiers 30°C ont été atteint sur le pays et la sécheresse n'en finit plus de faire parler d'elle. Quelle est l'origine de ce beau temps qui domine depuis la fin avril ? Nous vous proposons un débriefing sur cette situation qui est littéralement bloquée sur l'Europe Occidentale.

Comme prévu fin avril, l'anticyclone des Açores s'est bien déplacée pour venir se positionner en direction des îles britanniques. Si dans un premier temps, les températures se trouvaient dans les normales saisonnières, voire en léger excédent sur la France, le flux continental a eu surtout pour conséquence un temps très sec. Ce ne sont pas les averses et orages de marais barométrique de la première décade sur les reliefs qui ont changé grand chose, ces derniers étant bien trop brefs et épars. En cours de seconde décade, un dôme de chaleur a commencé à gonfler sur l'Europe, avec une montée spectaculaire des températures.

Carte : Meteociel (placement de l'anticyclone des Açores sur les îles britanniques)


Concrètement, quelle sont les conséquences au point de vue des anomalies thermiques ? Prenons comme exemple les relevés de la station de Nîmes-Courbessac. Pendant la première décade, les températures ont connu déjà un léger excédent journalier (matinées parfois assez fraiches, mais des après-midis douces voire chaudes). Côté ciel, le temps était largement ensoleillé, malgré le fait que dans l'après-midi, des nuages orageux se forment sur les reliefs avec des débordements en plaine, en particulier durant les journées de mercredi 4 et dimanche 8 mai. Cependant, les autres journées furent bien secs lorsque les orages ne parvenaient pas à toucher Nîmes.

Durant la seconde décade (du 10 au 14 mai), l'anticyclone reste bloqué sur le Nord de la France, ce qui permet aux dorsales venus du Sahara de progresser sur l'Europe. C'est un véritable dôme de chaleur qui se prépare avec une montée ascensionnelle des températures. Même si à Nîmes, les 30°C n'ont pas encore été relevés, l'excédent thermique est de plus en plus fort avec pour vendredi 13 (veille de la rédaction de cet article) la journée la plus chaude avec un excédent de plus de 4°C.

Graphes : Infoclimat

Seulement deux journées ont connu des températures déficitaires côté maximales, et 3 journées en ce qui concerne les minimales. Sur le point de vue climatologique, Nîmes connaît un excédent thermique de +0.5°C pour les températures minimales et de +2°C pour les températures maximales durant la première quinzaine de mai. Mais cela risque bien d'augmenter encore avec ces prochains jours, avec des températures dignes d'un plein été chaud. Au niveau des précipitations, avec 20.8 mm et deux journées de pluies, Nîmes connaît un déficit actuel de -64%.

Et pour la suite sur le point de vue synoptique ? L'anticyclone resterait bloqué toute la semaine prochaine sur la Manche, offrant une véritable vague de chaleur avec des températures qui, par endroits, pourront atteindre 35°C, notamment en moyenne vallée du Rhône. Cependant, des minimums dépressionnaires peuvent déborder depuis le Golfe de Gascogne et engendrer des dégradations orageuses pour l'Ouest de la France surtout. Mais très rapidement, la dorsale anticyclonique regonflerait, garantissant à nouveau un temps ensoleillé et chaud pour la fin du mois.

Carte : Tropicaltidbits