Prévisions & Suivi en temps réel

Vos prévisions météo saisonnières pour le trimestre mai, juin et juillet 2019

En guise d'introduction de cet article, nous tenons à rappeler que les prévisions saisonnières sont difficiles à réaliser et qu'elles sont sujettes à de fréquentes modifications. Il ne s'agit que d'une indication du temps à venir, basé sur les modélisations actuelles. Ces prévisions ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Dernier exemple en date : le mois d'avril devait être assez chaud et il devrait au final se terminer dans les normes de saison, parfois légèrement en-dessous.

A quoi s'attendre pour les trois prochains mois ? intéressons-nous tout d'abord aux anomalies de géopotentiels pour le mois de mai 2019 (voir carte ci-dessous). Le modèle CFS entrevoit une situation similaire à celle que nous connaissons actuellement : une anomalie dépressionnaire récurrente entre le Maroc et l'Espagne et une anomalie anticyclonique sur le nord de l'Europe. La France et plus particulièrement notre région se situeraient au carrefour de ces deux influences. 

Si ce scénario se confirme, les orages seront nombreux et violents entre le Maroc et l'Espagne, alors qu'une sécheresse commencerait à s'installer sur le nord de la France et plus particulièrement de l'Allemagne à la Scandinavie. Sur l'arc Méditerranéen, les températures seraient proches des moyennes saisonnières, sans excès, avec quelques orages par moments. Un temps plutôt proche de ce que nous avons généralement en mai, avec les premières pointes à 30°C en plaine.

Concernant le mois de juin 2019 (voir carte ci-dessous) - l'anomalie de hauts géopotentiels pourrait se généraliser à toute l'Europe. Dans ce contexte, les orages seraient moins nombreux qu'en mai, particulièrement sur le sud de l'Europe. Concernant les températures, il pourrait s'agir d'un mois de juin chaud à très chaud, par rapport aux moyennes saisonnières. Une anomalie de +1.5/+2°C est possiblement envisageable à l'échelle de notre pays.

Le même scénario pourrait se produire en juillet avec une anomalie de hautes pressions sur une grande partie de l'Europe. Conséquemment, les précipitations seraient le plus souvent déficitaires, bien qu'on ne pourrait exclure localement de virulents orages, comme il en s'en produit tous les étés lorsque l'air se réchauffe dans les basses-couches de l'atmosphère. Par ailleurs, les températures resteraient chaudes à très chaudes sur notre pays, notamment sur les régions Méditerranéennes.

Une petite exception serait envisageable sur le nord de la France, avec éventuellement une zone dépressionnaire positionnée la Grande-Bretagne qui apporterait des températures à peine moins chaudes mais un peu plus d'humidité. Ce scénario est également connu pour favoriser une canicule sur les régions Méditerranéennes. Ce sera à surveiller dans les prochaines semaines.

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