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Vers une fin février plus froide ?

Les premiers bilans de ce début d'année 2019 tombent. Alors que janvier fut plutôt frais chez nous, cela n'est pas le cas à l'échelle du globe. En effet, janvier 2019 est le quatrième mois de janvier le plus chaud derrière 2016, 2017 et 2007 (source : Météo-France). Cela démontre une nouvelle fois que le ressenti frais à l'échelle d'une région ou d'un pays ne peut en aucun représenter une généralité et que le réchauffement est toujours en marche. Cette première semaine de février est plus douce. Alors que les maximales sont quasi printanières, les matinées sont assez fraiches. Ainsi, elles contrebalancent l'excès de températures l'après-midi nous faisant plus ou moins rentrer dans les moyennes de saison.

Dire que l'hiver est terminé est bien évidemment trop prématuré. La question qui mérite d'être posée est la suivante : allons-nous conserver un temps de saison avec des températures qui vont progressivement gagner quelques degrés avec l'arrivée du printemps ou devons-nous craindre un retour en force de l'hiver d'ici la fin du mois ? Certains nous diront qu'il est impossible de prévoir à si long terme. Ici, nous avons pour but d'analyser divers indices nous permettant d'émettre des hypothèses raisonnables nous donnant les grands traits du temps attendu d'ici la fin du mois.

Source : Nick F's WeatherEye / NOAA

Pas de panique ! Nous allons vous expliquer ces graphiques. Le premier démontre une chose assez simple : la capacité de propagation des ondes de la stratosphère (altitude importante) vers la troposphère (au sol). Qu'est-ce que cela signifie ? On remarque que ce qu'il s'est passé vers la mi-janvier en stratosphère (en orange) pourrait arriver à nous concerner d'ici la fin février. Très clairement, les couleurs orangés ont tendance à glisser vers le bas du graphique. Cela serait favorable à la mise en place d'un blocage anticyclonique en hautes latitudes. En-dessous, un deuxième graphique représente l'indice NAO.

Difficile de tout expliquer en quelques phrases mais les projections démontrent que cet indice pourrait être neutre voire partir dans le négatif. Là aussi, il s'agit d'un indice qui pourrait être favorable à la mise en place du blocage. Mais qu'est-ce qu'un blocage ? Il s'agit de hautes pressions qui s'isoleraient entre le Nord de l'Atlantique (Islande) et la Scandinavie. Cela pourrait ouvrir la porte à flux continental plus froid.

Source : tropicaltidbits

Cela garantirait-il un temps froid et hivernal ? La réponse est non, par forcément. En effet, il y a un "risque" que la France se retrouve dans l'alimentation de ce blocage. Ainsi, le temps serait anticyclonique. Les matins seraient froids avec des gelées dans les secteurs déventés mais les maximales seraient douces sous le soleil. Le ressenti global serait ainsi plutôt agréable nous faisant oublier que le blocage serait en place. En revanche, si ce blocage se fait entre l'Islande et la Scandinavie et que le flux d'Est s'ouvre sur notre pays, les conséquences seraient bien différentes.

Le fameux "Moscou-Paris" n'est pas une option inconcevable pour la dernière décade de février. Nous pensons que flux continental a une assez bonne probabilité de s'ouvrir sur une partie de l'Europe. L'incertitude reste à savoir son dynamisme et son éventuelle fragilité à atteindre notre pays. En attendant, nous conservons un temps globalement de saison voire légèrement plus doux même si une légère baisse est attendue dès la semaine prochaine. Pour terminer, voici les différents scénarios prévus pour le 18 février. Cela nous permet de prendre du recul sur cette tendance qui demeure incertaine. A suivre...

Carte : Infoclimat

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