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Vers un gros coup de chaud pour le 14 juillet ?

L'échéance est encore relativement lointaine. Nous parlons d'une situation qui pourrait se produire autour de la mi-juillet soit d'ici 8 jours environ. Toutefois, les signaux envoyés par les modèles à plus ou moins longue échéance ont de quoi interpeller. Avant cela, revenons quand même sur la période exceptionnelle que nous vivons. Nous nous habituons (enfin une partie de la population) trop vite à avoir 35-37°C à l'ombre durant nos après-midis mais rappelons quelques fondamentaux. La température maximale moyenne à Nîmes pour un mois de juillet est de 31,5°C, celle pour Montpellier et de Perpignan est de 29,5°C, pour Sète elle est de 28,1°C.

C'est globalement entre 28 et 31°C que nous pourrions dire "c'est normal, c'est l'été". Nous pourrions ajouter qu'avoir 35°C sur une ou deux journées est aussi normal si cela est entrecoupé de périodes avec 26-27°C. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Nous avons de très longues périodes à 35°C entrecoupées de périodes à 40°C. Les projections pour la suite du mois sont loin d'être réjouissantes tant sur les températures que sur les précipitations.

Cartes : EFFIS / Copernicus

Ci-dessus, il s'agit du modèle Européen ECMWF à moyen termes avec la carte de gauche pour la période du 11 au 17 juillet et la carte de droite du 18 au 24 juillet. En rouge, il s'agit de l'anomalie de températures modélisées et le résultat est très simple : la France est dans une puissante anomalie positive pouvant aller jusqu'à 5°C. Il s'agit là de projections de modèles saisonniers. Toutefois, le début d'échéance, soit vers le 11-14 juillet, commence à être couvert également par les modèles à court terme que nous utilisons quotidiennement.

Malheureusement, ces modèles nous apportent des scénarios qui corroborent les signaux envoyés par les modèles saisonniers. Ce mercredi matin, le modèle GFS tant le modèle Américain sont anormalement chauds pour la suite du mois de juillet. Bien entendu, les scénarios varient. Ils sont plus ou moins caniculaires, plus ou moins durables avec un timing différent mais la date autour du 14-15 juillet semble être un moment clef. A cela nous ajoutons, qu'aucune période fraiche n'est attendue d'ici là. Nous allons resté bien au-dessus des moyennes de saison et cela pourrait s'accentuer à partir de la mi-juillet.

Si le risque de canicule inquiète, la sécheresse est tout aussi importante. Oui, des orages parfois violents ont circuler sur notre région. Toutefois, ils sont restés ultra localisés et brefs ne permettant pas de contrer la sécheresse qui sévit actuellement. Prenons l'exemple de Nîmes qui a eu droit par moments à quelques orages. Le mois de juin cumule 16,2 mm soit un déficit de 60%. Sur cette première semaine de juillet, le cumul s'élève à 0,2 mm. A l'autre bout de la région, le cumul de pluie à Perpignan pour le mois de juin est de seulement 12,6 mm et de 1 mm pour juillet. C'est dérisoire.

La carte ci-dessus démontre le cumul de pluie modélisée d'ici le 16 juillet. On remarque les orages qui sévissent actuellement sur le Nord de l'Espagne mais qui sont bloqués par les Pyrénées. La suite s'annonce totalement sèche sur quasiment toute la France. La situation est alarmante. A cela s'ajoute de nombreuses périodes de mistral et de tramontane. Comme nous l'indiquions dans notre précédent article, le risque d'incendie est extrême. La plus grande prudence s'impose.

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