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Tendance : redoux avant le possible retour du froid entre fin février et début mars ?

Une journée bien maussade comme prévu ce dimanche. Demain lundi et mardi resteront sous l'influence d'un flux marin assez mou. Par conséquent, les entrées maritimes seront tenaces sur une bonne partie de la région bien que des éclaircies seront possibles, plutôt près des Pyrénées où le long du Rhône. Sous les nuages marins les plus épais, quelques gouttes ou de la bruine pourront se mettre en place, notamment entre l'Ouest du Gard et l'Hérault. Ces nuages limiteront l'amplitude thermique. Ainsi, les matinées seront assez fraîches mais sans excès et les maximales auront du mal à grimper également. Nous serons plus ou moins dans les moyennes de saison. A la faveur d'une courte dorsale, mercredi sera plus printanier avant le retour des entrées maritimes jeudi.

En fin de semaine prochaine, les hautes pressions vont gonfler sur le pays. Les températures vont déjà remonter cette semaine. Ce redoux devrait s'accentuer à partir du 20 février à l'échelle de la France. Cette douceur pourrait être à relativiser sur notre région. En effet, l'influence maritime devrait être récurrente avec des nuages marins fréquents qui limiteront la douceur.

Carte : Tropicaltidbits

Au milieu de ces journées sous entrées maritimes, nul doute ne fait que nous pourrions profiter de quelques belles journées ensoleillées et très douces. Toutefois, l'hiver n'a pas encore dit son dernier mot. Si cette vague de froid nous a soigneusement évité en passant d'abord sur le Nord puis l'Est de la France pour s'évacuer vers l'Italie, l'idée générale avec ce "Moscou-Paris" était bien là. Les petits détails ont fait que l'air froid a eu du mal à progresser plus au Sud même si les températures étaient bien en baisse (nous le voyons bien ce dimanche). Le contexte global peut encore nous ouvrir les portes de l'air froid d'ici début mars. Explications.

La pulsion anticyclonique qui devrait nous apporter la douceur d'ici le 20 février est la première étape. Cela peut paraitre contradictoire mais pour ouvrir un flux d'Est continental et froid, il faut que les hautes pressions s'isolent plus au Nord et avant de s'isoler, elles doivent passer par l'Europe de l'Ouest. Les modèles saisonniers continuent de voir des hautes pressions perchées entre l'Islande, la Grande-Bretagne et la Scandinavie entre la toute fin février et surtout durant la première semaine de mars.

La carte ci-dessus est issue du centre Européen ECMWF avec son modèle CEP weekly (modèle à moyen/long terme). Il s'agit de l'anomalie de températures durant la période du 1er au 8 mars. Nous avons schématisé la possible localisation de l'anticyclone qui devrait se situer entre Écosse et Islande. Celui-ci drainerait de l'air doux vers le Groenland (flèches rouges) tandis qu'un flux d'Est à Nord-Est pourrait se mettre en place sur l'Europe (flèches bleues). Tout cela reste bien entendu au conditionnel mais cela démontre que les portes sont encore ouvertes et que l'hiver n'a pas dévoilé toutes ses cartes.

Si cela se confirmer, nous pourrions avoir une nouvelle fois un "Moscou-Paris" qui pourrait simplement concerner la moitié Nord du pays. L'échéance ne nous permet pas d'avoir ce type de précision. Ce qui semble se dessiner ici c'est qu'après une période de redoux sur la fin du mois de février, nous pourrions renouer avec les mêmes conditions que la France a connu durant cette première moitié de février. Sera-t-elle concentrée sur le Nord ou sera-t-elle plus étendue vers le Sud ? Impossible d'y répondre pour l'instant. La première étape est d'abord de confirmer le risque de froid avant de déterminer quels secteurs il concernera.

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