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Tendance pour la fin du mois de mars : retour du froid ?

Le froid s'était bien installé sur la région en début de mois avec de nombreuses gelées qui ont malheureusement entrainé des dégâts sur les arbres fruitiers déjà bien avancés. Depuis maintenant plusieurs jours, ce temps frais et sec a laissé place un temps humide. La douceur est limitée et la différence se ressent surtout la nuit avec des températures largement positives. En revanche, les maximales ont bien du mal à grimper. L'épisode pluvieux actuel prend fin. Si des pluies sont encore attendues cette nuit et demain, elles seront éparses et bien plus faibles.

Comme c'était attendu, plusieurs cours d'eau sont entrés en crue. Malgré la sécheresse hivernale et leur niveau bien bas, les pluies ont été fortes et durables notamment sur l'Hérault où l'Orb et ses affluents ont entrainé des inondations. Ces prochains jours, nous resterons sous l'influence de cette dépression qui stagnera entre l'Espagne et le Nord de l'Afrique.

Carte : Tropicaltidbits

Cette goutte froide sera plus éloignée qu'actuellement. Ainsi, son influence sera moindre avec parfois de belles éclaircies notamment sur l'Est du languedoc tandis que les nuages seront plus tenaces en se rapprochant du Roussillon avec encore un peu de pluie mais sans conséquence. C'est surtout sur la suite et fin du mois que notre regard se tourne. Après la fraicheur puis la pluie, que pouvons-nous attendre de ce mois de mars ? Au vu des modèles, il pourrait encore nous réserver des surprises.

Nous entrons dans une échéance plus lointaine. Il s'agit donc d'une tendance globale qui sera progressivement affinée et qui pourra bien évidemment évoluée d'ici là. Toutefois, si l'on regarde les centres d'actions d'ici une semaine, quelque chose nous interpelle.

Carte : Tropicaltidbits

Si les conséquences sont loin d'être certaines, le postulat de base est bien vu par l'ensemble des modèles. En effet, en cours de semaine prochaine, les hautes pressions pourraient s'isoler vers la Scandinavie (en rouge sur la carte ci-dessus). Ce signal est assez net et possède une bonne fiabilité. C'est ensuite que ça se complique. Qui dit anticyclone Scandinave dit ouverture du flux d'Est continental plus froid sur l'Europe.

Si l'on compare les modèles GFS et CEP, on remarque que l'idée est la même avec l'élévation de l'anticyclone drainant de l'air doux sur une partie de la Scandinavie. Dans le même temps, l'air froid de Russie déboule sur l'Europe. Sur le modèle CEP, l'air froid s'engouffre parfaitement jusqu'à la France tandis que sur GFS, le flux est repoussé par une dépression et part vers le Sud de l'Europe d'une part et vers le Nord de la France d'autre part (voir schémas ci-dessous).

Carte : Tropicaltidbits

A une telle échéance, les différences ne sont pas si importantes et pourtant les conséquences le sont bien. Avec le modèle CEP, c'est une vague de froid tardive qui est modélisée avec même un risque de neige à très basse altitude tandis que sur le modèle GFS, la baisse des températures est plus limitée sur notre région avec un risque de pluie. Ici, il n'est pas question de dire si tel ou tel scénario est le bon car le scénario final pourrait bien être différent de ces deux présentés ici.

Le but de les exposer est de vous montrer les enjeux présents pour cette fin mars avec de l'air froid en embuscade et une configuration propice à un flux d'Est froid. Pour autant, une goutte d'eau qui tombe de travers et tout peut rapidement évoluer. La situation est donc à surveiller car le mois de mars n'a pas fini de nous réserver son lot de changements de temps.

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