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Retour sur ce mois de mai exceptionnel et tendance pour la suite du mois de juin

Vous avez sans doute déjà vu l'info circuler mais nous aimerions revenir sur ce mois de mai tout simplement exceptionnel. Aucune contestation n'est possible et pourtant nous avons encore vu trop de commentaires refusant de voir la réalité en face. Ce mois de mai 2022 est le mois de mai le plus chaud jamais mesuré et le printemps 2022 est le 3e printemps le plus chaud depuis 1900 (données : Météo-France). Après analyse, ce mois de mai est 2,7°C plus chaud que la moyenne saisonnière basée sur 1981-2010. Il faut savoir que cette moyenne évolue. Celle-ci va évoluer sur la période 1991-2020. La terre se réchauffe et donc les températures sur la période de référence augmentent.

Nous avons vu beaucoup de personnes s'insurger que l'on ne parle pas de mai 1984, 3,4°C sous la moyenne de saison. Il faut savoir qu'il s'agit d'une anomalie sous la moyenne de saison actuelle. A l'époque, la moyenne était plus basse et donc l'anomalie l'était aussi. D'ici 30 ou 40 ans, peut-être que mai 1984 se retrouvera 6°C sous les moyennes de saison. C'est mathématique.

Carte : Météo-France

Outre les températures exceptionnellement chaudes, ce mois de mai a été aussi remarquablement sec. Ci-dessus, il s'agit de la carte de l'anomalie des cumuls de pluie sur le mois de mai. Encore une fois, la période de référence est celle de 1981-2010. La lecture de la carte est simple avec l'ensemble des départements dans le rouge. On remarque un déficit moins élevé dans le Nord-Ouest ou bien en Corse mais cela reste très relatif. Le déficit dépasse les 60% sur notre pays. C'est une bien mauvaise nouvelle car cela fait suite à un début de mois déjà très sec.

De nombreux départements sont déjà en restriction concernant l'eau et cela ne devrait pas aller en s'améliorant car les mois de juin, juillet et août ne sont pas réputés pour faire le plein de pluie. C'est pourquoi nous allons nous intéresser aux tendances pour la suite de ce mois de juin. A court terme, si quelques orages sont possibles notamment sur les reliefs en Lozère ce week-end ou si de faibles ondées pourront circuler en début de semaine prochaine sur la région, aucune vraie pluie n'est attendue. 

Cartes : Tropicaltidbits

La carte de gauche ci-dessus est l'anomalie de précipitations entre le 3 et 10 juin et celle de droite est pour la semaine suivante du 10 au 17 juin. A gauche, on remarque bien en bleu/vert l'anomalie positive de pluie en lien avec les orages localement violents qui touchent une diagonale Sud-Ouest/Nord-Est du pays tout en épargnant les régions Méditerranéennes. A droite, on remarque encore de possibles pluies sur un grand quart Nord-Ouest de la France mais toujours de la sécheresse sur le Sud-Est.

Cela correspond à un flux généralement orienté au Sud-Ouest, plus dépressionnaire sur l'Ouest et plus anticyclonique près de la Méditerranée. Dans cette configuration, nous devrions conserver un temps la plupart du temps sec mais aussi très chaud. Ainsi, juin pourrait continuer dans la même lignée qu'actuellement avec des orages parfois violents sur certaines régions de France mais qui auront du mal à venir jusqu'à nous. Cela reste des tendances mais malheureusement elles ont été bien confirmées ces derniers temps.

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