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Quel est le risque d'épisodes méditerranéens/cévenols cet automne ?

Par où commencer ? Premièrement, vous vous en doutez, il n'est pas question ici de répondre un simple "oui le risque d'épisode est important" ou inversement. Le but est d'analyser les différents paramètres en notre possession et de voir si nous pouvons en conclure quelques chose ou non. Commençons par le commencement avec une rapide description de ce que sont les épisodes méditerranéens et cévenols.

Caractéristiques de notre région, l'épisode cévenol concerne les Cévennes. Chaque année, on entend parler d'épisode cévenol à Montpellier, Nîmes ou même Perpignan. C'est faux. La mécanique d'un épisode cévenol est propre aux Cévennes. En effet, le flux marin vient buter contre les reliefs et s'élève. L'air se refroidit et se condense et des pluies orageuses se déclenchent sur les reliefs et zones de piémont.

L'épisode méditerranéen est typique des régions méditerranéennes. Il peut donc se rencontrer dans notre région, mais aussi tout autour de la Méditerranée que ce soir en France ou dans les pays voisins. Son fonctionnement est proche de l'épisode cévenol à la différence que les reliefs n'ont aucun rôle. Le vent marin souffle plus faiblement et s'arrête dans les terres. Des convergences de surface (rencontre de deux vents contraires) permettent la formation d'orages diluviens sur des zones de plaines et/ou littorales. C'est alors que des villes comme Montpellier, Nîmes, Béziers, Narbonne ou Perpignan peuvent être touchées.

Quels sont les éléments à surveiller pour cet automne afin de savoir si celui-ci s'annonce à risque ? La température de la mer ressort souvent dans les premières réponses. Oui, elle a un rôle à jouer mais plutôt d'accentuation des épisodes et non de déclencheur. Une mer chaude favorise l'évaporation. Ainsi, la probabilité d'avoir des pluies plus fortes sera plus importante. Toutefois, une mer à 30°C en plein anticyclone et nous voilà sans aucune pluie à l'horizon car avant tout, c'est bien le contexte météorologique qui est à l'origine de ces épisodes.

Source : tropicaltidbits

Ci-dessus, pour résumer et simplifier la carte, nous avons schématisé de ce que les plages de couleur signifient. Il s'agit d'une carte donnant la moyenne sur l'ensemble du mois de septembre. En moyenne donc, les dépressions pourraient être assez nombreuses sur l'Atlantique tandis que le temps sera plus anticyclonique sur l'Europe du Nord et la Scandinavie. Les dépressions tournent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et l'anticyclone dans le sens des aiguilles d'une montre. Dessiné par les flèches noires, le flux dominant pour ce mois de septembre pourrait bien être orienté au Sud.

Qui dit flux de Sud dit flux Méditerranéen sur notre région. Ainsi, si cette hypothèse venait à se confirmer, nous pourrions alterner périodes chaudes et sèches (flux de Sud anticyclonique) et périodes plus humides avec un risque de dégradation pluvio-orageuse (flux de Sud dépressionnaire). Sans pouvoir l'affirmer, les signaux se confirment au fil des actualisations pour un risque d'épisode(s) pluvieux sur le Sud de la France durant le mois de septembre. Le modèle ECMWF weekly dont la dernière actualisation date d'hier confirme également ce potentiel pluvieux (anomalie de pluie en bleue).

Cartes : EFFIS / Copernicus

Ce mois de septembre semble donc être à risque concernant d'éventuels épisodes méditerranéens et/ou cévenols. Nous avons encore trop peu d'éléments pour vous donner une tendance pour les mois d'octobre et novembre. Nous y reviendrons en temps voulu.

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