Prévisions & Suivi en temps réel

Que voient les modèles de prévision saisonnière pour le printemps 2019 ?

Janvier, février et cette première moitié de mars ont été relativement secs sur le bassin Méditerranéen. Au sein de cet article, nous souhaitons vous proposer une première tendance météorologique pour le printemps à venir, sur la base des dernières actualisations du modèle saisonnier CFS. Bien évidemment, ces prévisions ne sont pas à prendre au pied de la lettre et vont très certainement évoluer dans les prochaines semaines.

Pour le mois d'avril 2019, le modèle CFS entrevoit une nouvelle anomalie de haut géopotentiels entre le proche Atlantique et la Scandinavie. Une anomalie de bas-géopotentiels est visible sur l'Afrique du nord. Si ce scénario vient à se vérifier, nous devrions avoir un mois d'avril doux (environ +1°C au-dessus des moyennes saisonnières) et plutôt sec. Si des dépressions circulent près de la Méditerranée (en lien avec l'anomalie de bas-géo simulée sur l'Afrique du nord) quelques orages seront possibles sur le sud de la France.

Pour le mois de mai 2019, le modèle CFS insiste là encore sur une anomalie de hauts-géopotentiels entre l'Europe Occidentale (dont la France) et la Russie. Généralement, ce type de carte permet de s'attendre à des conditions anticycloniques récurrentes. Vous l'aurez compris, nous misons ainsi sur un excédent d'ensoleillement sur tout le bassin Méditerranéen, un déficit de précipitations et des températures très douces.

Les premières très fortes chaleurs n'auraient alors pas de mal à se faire sentir. Si quelques orages seraient possibles, notamment près des reliefs sous l'effet des brises de pente, ces derniers resteraient localisés. La sécheresse risque donc de s'accentuer, après un début d'année déjà assez sec.

Le même modèle CFS - pour le trimestre juin / juillet / août - voit ni plus ni moins une anomalie de hauts géopotentiels généralisée à la totalité de l'Europe. Ceci laisse redouter un blocage anticyclonique persistant, avec un risque de très fortes chaleurs (canicule ?), d'une sécheresse persistante et d'un ensoleillement bien excédentaire. Les orages seraient nombreux près des reliefs, sous l'effet des brises de pente.

En plaine, il y aura bien quelques orages ci et là, mais la situation semble nettement moins dynamique qu'entre le printemps et l'été 2018 où les orages s'enchaînaient les uns après les autres. Si les orages pourraient être rares, les fortes chaleurs pourraient favoriser des phénomènes violents en raison de l'instabilité atmosphérique qui serait conséquemment forte. Cette tendance sera à affinée prochainement


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