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Météo sèche et printanière : peut-on espérer le retour de la pluie ?

Photo : Guillaume Morel

Après une année 2017 exceptionnellement sèche, l'année 2018 fut souvent pluvieuse et orageuse. Des records de jours d'orages sont parfois tombés tout comme une pluviométrie remarquable sur l'année dépassant les 1000 mm sur des stations de plaine comme à Nîmes par exemple. Deux années bien contrastées aux répercussions importantes. L'année dernière a permis de remplir les réserves d'eau. Les nappes étaient alors à des niveaux élevés au 1er janvier. Malheureusement, l'absence totale de pluie depuis ce début d'année a rapidement fait baisser les niveaux.

Pas de situation critique encore mais nous pouvons dire que nous venons de perdre l'avance prise l'année dernière. Plus de joker en cette fin mars. Les prochaines semaines et mois vont être décisifs sur le plan de la sécheresse.

Source : BRGM

Comme on le remarque ci-dessus, les analyses du BRGM démontrent des niveaux hauts à très hauts sur notre région sur la carte de gauche (1er janvier 2019). La situation est déjà bien différente au 1er mars (carte de droite) avec des niveaux autour de la moyenne mais qui ont tendance à chuter. Cela s'explique simplement par l'absence de pluie significative sur notre région depuis le début de l'année. Nous comptabilisons une seul dégradation orageuse assez brève et localisée. Sur les trois mois janvier-février-mars, certains records de sécheresse sont en passe d'être battus.

Par endroits, notamment entre Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales, les précipitations sont autour d'une vingtaine de millimètres sur ces trois derniers mois. La question est de savoir quand pouvons-nous attendre le retour de pluie sur la région ? Première réponse : pas pour ce mois de mars.

Source : Kachelmannwetter

Ci-dessus, la carte assez vide représente l'accumulation de pluie d'ici le 1er avril. Non ce n'est pas une mauvaise blague, les précipitations resteront absentes durant ces sept prochains jours, au minimum et ce, à l'échelle de la France de manière globale (sauf exceptions locales). A cela s'ajoutera le retour du mistral et de la tramontane sur notre région. Si les nappes phréatiques ont encore un peu de réserve, la sécheresse de surface est déjà bien présente.

Elle était importante à l'échelle du pays mais les perturbations assez nombreuses durant le mois de mars ont amélioré la situation sur la moitié Nord alors que nous sommes restés bien au sec. Selon Météo-France, plusieurs stations ont affiché des cumuls < 1 mm pour ce mois de mars notamment à Marseille, Perpignan ou encore un 0 pointé pour Solenzara en Corse.

Source : Météo-France

Il faudra donc compter sur les mois d'avril et mai pour rapidement faire le plein avant notre été normalement sec. Nous rappelons qu'aucune corrélation entre un début d'été sec et une suite de printemps humide ne peut être faite. Nous l'avons bien vu en 2017 où le temps est resté sec toute l'année. A l'heure actuelle, aucun signal assez net ne peut être défini dans un sens comme dans l'autre. A suivre !

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