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France : arrivée du froid et de la neige à basse altitude !

Ce mardi, la douceur et l'humidité ont dominé toute la journée. Pour information, la pluviométrie annuelle est excédentaire sur toute la région. Un exemple précis : 2900 mm à cette heure sur le Mont-Aigoual depuis le 1er janvier. Il est fort à parier que les 3000 mm soient dépassés d'ici la fin 2018. Ce temps nuageux, humide mais surtout très doux pour la saison va persister jusqu'à jeudi au moins. Les pluies vont progressivement se cantonner au Roussillon, parfois modérées près des Pyrénées.

Avec le retour temporaire de l'anticyclone, le soleil dominera ce vendredi. Pour le week-end, le temps sera assez mitigé, alternant entre de belles périodes d'éclaircies et des moments plus nuageux, notamment sur l'Hérault et les Cévennes. Les températures resteront quant à elles très douces. Pour la semaine prochaine, un net changement de temps est possible, avec un bouleversement des circulations météorologiques à l'échelle de toute l'Europe. Tout commencera lundi :

Ce lundi, les hautes pressions anticycloniques vont s'isoler vers la Scandinavie, conduisant à un blocage Scandinave. Dans le même temps, un premier décrochage polaire de la saison va s'opérer sur la Russie et glisser très rapidement vers la Roumanie. En traversant l'Europe, la goutte froide polaire devrait se dynamiser. C'est précisément à ce moment-là que les incertitudes débutent. Deux scénarios sont possibles. 

Le premier consiste en ce que la goutte froide transite sur un axe Autriche - nord de la France. Dans ce contexte, la baisse des températures sera marquée sur l'arc Méditerranéen avec des pluies copieuses. La limite pluie/neige serait alors en altitude, sur les reliefs. Le deuxième consiste en ce que la goutte froide circule parfaitement sur notre région, entre Italie et bassin Méditerranéen Français. SI ce scénario se précise, outre l'accentuation du froid, c'est la neige que nous devrions surveiller et parfois jusqu'à très basse altitude, pour ne pas dire… en plaine !

Pour le moment, le premier scénario semble le plus probable, représentant 65% du panel environ, contre 35% pour le deuxième scénario. Toutefois, au regard de l'échéance encore lointaine et du caractère très capricieux de ces gouttes froides continentales, le suspens reste entier à cette heure. Nous n'avons que rarement été aussi proche d'une neige précoce fin novembre, ces dernières années.

Un schéma qui pourrait durer une bonne partie de l'hiver si cette récurrence à "blocages anticycloniques" sur les hautes latitudes arrive à se maintenir, comme cela est suggéré désormais par plusieurs modèles saisonniers. A surveiller avec la plus grande attention, s'en "s'emballer" pour le moment : l'évolution de cette goutte froide est on ne peut plus incertaine à cette échéance comme nous vous le confions précédemment.

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