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Fin janvier et début février : jusqu'à 20°C sur le Languedoc et le Roussillon !

Dans la continuité de cet hiver qui a bien du mal à s'installer, nous confirmons ces prochains jours une vague de douceur remarquable sur la France notamment entre le 31 janvier et le 4 février. On doit cette remarquable douceur à la poursuite de conditions dépressionnaires positionnées sur les hautes latitudes, avec un vortex polaire étonnamment concentré depuis le début de l'hiver.

Dans ce contexte, les dorsales anticycloniques s'enchaînent les unes après les autres à nos latitudes, donnant un blocage entre le Maroc, l'Algérie, l'Espagne et la France. On retrouve cette bulle "chaude" sur l'image ci-dessous. Durant la période précitée, les températures à 850 hPa vont culminer entre +8 et +12°C. Il convient de rappeler que ce niveau correspond à peu de chose à une altitude de 1500 m environ. 

Concrètement, la douceur est déjà bien installée. Elle va s'accentuer dans les prochains jours. Pour vendredi 31 janvier, les belles éclaircies attendues vont permettre aux thermomètres d'atteindre 8 à 10°C sur la Lozère (redoux relatif) mais 15 à 17°C sur le Gard et 16 à 18°C sur toutes les plaines de l'Hérault aux Pyrénées-Orientales, en passant par l'Aude. Pour ce week-end, les maximales pourraient gagner 1 à 2°C de plus en moyenne de partout.

Un petit doute subsiste pour samedi, où des passages nuageux pourront limiter la hausse du mercure, mais sinon des maximales de 18 à 20°C sont attendues sur toutes les plaines du Languedoc et du Roussillon, localement 21 ou 22°C près des Pyrénées-Orientales. Nous pourrions reperdre un petit degré pour dimanche éventuellement, mais ce n'est même pas sûr. Inutile de vous dire que ces valeurs se situent très au delà des moyennes saisonnières. 

Depuis 48h, nous vous évoquons qu'un coup de froid est probable à partir du 5 février. Les derniers scénarios confirment ce potentiel, avec toutefois d'importantes divergences d'un modèle à l'autre. Comme toujours, nous mettrons en opposition le modèle Américain GFS (carte ci-dessous à gauche) et le modèle Européen CEP (carte ci-dessous à droite). Le premier étant nettement moins hivernal que le second...

Sur GFS, revirement de situation avec une ondulation légère qui apporte un refroidissement ordinaire. On se contenterait de quelques petites gelées blanches nocturnes. Sur le scénario CEP, la dorsale anticyclone s'isole près de l'Islande et s'en suit une coulée froide sur toute l'Europe, dont la France. Dans ce cas, les gelées sont généralisées, les maximales sous les normes de saison et surtout le froid durerait plus longtemps. Impossible d'en dire plus pour le moment... les 48h à venir devraient nous permettre de savoir quel est le scénario le plus probable. 

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