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Doit-on redouter une nouvelle canicule en août sur la France ?

La France vient de connaître deux épisodes caniculaires d'intensité exceptionnelle en trois semaines. De très nombreux records absolus de chaleur ont été battus fin juin sur les régions Méditerranéennes, puis ces derniers jours entre l'Ouest, le Centre, le Nord et l'Est du pays. La barre des 42°C a été atteinte à Paris, avec 42.6°C à la station officielle de Paris-Montsouris, la plus ancienne du pays.

Entre ce vendredi et demain samedi, une dépression va traverser notre pays apportant de l'air nettement plus frais. La canicule est quasiment terminée, y compris sur nos régions Méditerranéennes. Pour autant, à quoi doit-on s'attendre pour cette fin juillet surtout durant le mois d'août ? Doit-on redouter une nouvelle canicule ? Nous avons notre avis sur la question.

La semaine prochaine sera caractérisée par la résistance des hautes pressions uniquement sur le sud de la France, dont le Roussillon, le Languedoc, la Provence et la Corse. Conséquemment, c'est une nouvelle semaine ensoleillée qui s'annonce, avec toutefois deux nuances importantes. La première se situe dans le fait qu'il y aura du vent, avec du mistral et de la tramontane qui vont souffler modérément (rafales de 40 à 60 km/h).

La deuxième c'est que la chaleur va faire son retour, mais qu'elle sera moins importante que ce que nous venons de connaître. Les maximales devraient progresser entre 31 et 33°C, alors que les minimales seront inférieures à 20°C en plaine. Par ailleurs, la présence d'air sec lié aux vents de terre donnera un ressenti plus qu'agréable. Du coup, la transition juillet/août s'annonce chaude mais pas caniculaire sur notre région, plus fraîche sur le nord du pays. 

Pour la suite d'août, la situation reste bien évidemment délicate à prévoir. Pour autant, la plupart des modèles entrevoient un fort signal de dépressions récurrentes près de la Grande-Bretagne, induisant un flux d'Ouest modérément perturbé sur les deux tiers nord de la France (alternance de périodes calmes et de périodes agitées) avec des températures de saison.

Comme toujours, les régions Méditerranéennes seraient privilégiées avec la résistance de l'anticyclone. Pour autant, la probabilité de forte canicule semble en diminution. Nous devrions toutefois conserver de fortes à très fortes chaleurs par périodes et surtout nous aurons certainement à déplorer le manque de précipitation. La sécheresse pourrait s'aggraver si ce scénario se précise

 

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