Prévisions & Suivi en temps réel

Dégradation dans les heures à venir puis point sur le risque d'épisode méditerranéen

Le temps s'est légèrement dégradé ce jeudi avec des passages nuageux, des averses localement orageuses, qui se produisent encore en cette fin de journée. Le temps va demeurer instable ces prochaines 24h, avec de nouvelles averses et parfois des orages davantage structurés que ces dernières heures. Faisons le point ci-dessous. Nous sommes désormais sous l'influence de la petite goutte froide d'altitude qui remonte d'Espagne, en cours de résorption. Cette dernière a déjà bien perdu en dynamisme, mais elle favorise un flux de sud instable en altitude.

Cette goutte froide propulse de petites anomalies de basse tropopause en altitude, qui font effet de forçage sur la convection. Dans le même temps, une petite instabilité latente va remonter de mer, avec des valeurs de MUCAPE qui devraient atteindre 300 à 400 J/kg, ce qui est toutefois relativement peu élevé. La concomitance de forçages atmosphériques et d'une petite instabilité devrait être suffisante au renforcement du caractère orageux notamment entre le Roussillon et l'Hérault, plus particulièrement près du bord de mer, pour la matinée de vendredi et jusqu'en milieu/fin d'après-midi.

Pour la soirée et nuit de jeudi à vendredi (à venir) nous pourrons avoir quelques averses localisées mais cela va rester insignifiant. Ce n'est que ce vendredi matin que le risque d'orages devrait augmenter, essentiellement sur les plaines et littoraux de l'Hérault, où l'on observera sur la journée des cumuls hétérogènes pouvant varier de 0 à 5 mm en général et localement 10 à 20 mm sous des axes orageux moins mobiles. Une trombe marine n'est pas exclue.  Le Gard devrait être globalement épargné, bien qu'une averse orageuse y soit possible très localement.

L'Aude et les Pyrénées-Orientales devraient aussi être concernés par un risque d'orages plus ou moins toute la journée. Il est difficile de les localiser avec exactitude, mais les zone les plus exposées semblent être les reliefs Pyrénéens, sinon l'axe habituel Côte Vermille / Salanque / Corbières. Localement, des pointes à 20 à 30 mm ne sont pas exclues sous les structures les plus durables, alors que d'autres secteurs pourront rester au sec. En bref, c'est le Gard et la Lozère. Voici une estimation des cumuls prévus par le modèle AROME entre ce jeudi et demain vendredi (carte ci-dessous). C'est une estimation, pas une prévision. Il convient de prendre la modélisation avec pincettes.

Bon, et pour la suite ? Le risque d'épisode méditerranéen est-il toujours présent ? La réponse est clairement OUI ! Si l'on parle de risque, de potentiel, nous demeurons dans un contexte ouvert pour les deux prochaines semaines. Cela ne veut pas dire que nous aurons une catastrophe, mais que le contexte météorologique demeure favorable à la survenue d'un événement très pluvieux, quelque part sur notre région. Premier constat : la période à risque de 6/7 septembre a été repoussée plutôt à l'après 10 septembre. La prévisibilité est donc médiocre.

Toutefois, la plupart des modèles entrevoient un affaissement de l'anticyclone sur l'Atlantique, permettant à un rail dépressionnaire de s'ouvrir. Nous misons prudemment sur des conditions de plus en plus instables d'ici la mi-septembre sur notre région Méditerranéenne. Les ajustements à venir conditionneront la localisation, l'intensité et la chronologie des éventuels mais incertains épisodes. 

Partager sur