Prévisions & Suivi en temps réel

Changement de temps confirmé début mars sur la France

Image d'illustration

La semaine débute sous le signe du soleil et d'une grande douceur. Comme nous l'indiquions dans les articles précédents, les prochaines journées seront du même acabit avec des températures qui vont continuer de croître, dépassant facilement les 20°C sous abri normalisé entre jusqu'à vendredi ou samedi par endroits. Au final, le mois de février aura été bien sec.

Les principaux modèles de prévision entrevoient ENFIN un changement de temps à l'horizon du 5 mars. En effet, le puissant anticyclone qui nous concerne depuis plusieurs semaines devrait se rétracter vers l'Afrique du nord, où il puise son alimentation. Dans le même temps, l'activité dépressionnaire semble vouloir s'enclencher sur l'Atlantique, induisant la mise en place d'un régime d'ondulations. En soit, un temps de saison.

L'amplitude des ondulations restera à déterminer prochainement. Notez toutefois qu'un ou plusieurs talwegs - zones dépressionnaires étirées en forme de "V" - devraient balayer la France à partir du 5 mars. Ces talwegs seront associés à des perturbations Océaniques, donnant de bonnes pluies sur une bonne moitié nord de la France et épisodiquement de petites précipitations sur le sud du pays.

Par ailleurs, l'arrivée de dépressions Atlantiques va induire une baisse des températures notamment au passage des fronts froids. Il n'y aura pas de neige en plaine, mais en altitude les stations de sport d'hiver peuvent prétendre à un nouveau coup de blanc dont l'intensité et la durée resteront à préciser. Les Alpes et le nord du Massif-Central sont bien exposés, mais les Cévennes et les Pyrénées devraient également y avoir droit.

La suite du programme est assez incertaine. Un flux d'Ouest pourrait globalement se mettre en place sur tout l'hémisphère nord, avec une France coupée en deux. Au nord, ce flux d'Ouest aurait une courbure dépressionnaire, avec de fréquentes précipitations et des températures de saison. Au sud, le flux d'Ouest pourrait conserver une courbure davantage anticyclonique, avec de ce fait le retour d'un temps plus sec et relativement doux.

Le diagramme ci-dessous de la ville de Nîmes représente tous les scénarios de l'ensembliste GEFS sur le paramètre géopotentiel Z500. Il s'agit de mesurer l'ampleur du potentiel dépressionnaire en altitude jusqu'à longue échéance (14 mars). Le trait rouge représente la moyenne de tous les scénarios. Nous constatons bien que si notre région n'est pas forcément placée dans le courant dépressionnaire, plus aucun scénario n'est anticyclonique comme c'est le cas aujourd'hui. Le mois de mars pourrait être in fine tout à fait classique.


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