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Absence de pluie sur l'arc Méditerranéen : doit-on redouter la sécheresse cette année ?

A l'inverse de ce que nous observions il y a un an, ce premier trimestre de 2019 est très sec sur les régions Méditerranéennes. Depuis le 1er janvier 2019, voici les cumuls observés dans les principales villes de la région : 14.6 mm à Béziers-Vias (-97%), 19.4 mm à Perpignan (-97%), 29.6 mm à Sète (-95%), 35.7 mm à Montpellier-Fréjorgues (-94%), 45 mm à Nîmes-Courbessac (-94%), 76.4 mm à Carcassonne (-88%) ou encore 95 mm à Mende.

En cause, la persistance des hautes pressions près du bassin Méditerranéen depuis le milieu de l'hiver. Par ailleurs, nous pouvons souligner la présence récurrente du mistral et de la tramontane qui - conjugués à une faible pluviométrie - assèchent complètement les sols et végétaux qui commencent à se réveiller avec l'approche du printemps. Les prévisions météo pour les prochaines semaines ne sont pas très réjouissantes.

Toute la semaine à venir sera caractérisée par la poursuite de conditions parfaitement anticycloniques sur la France. A horizon J+8, les modèles de prévision simulent une anomalie de +32 dam près de la Grande-Bretagne. Ceci va dans le sens d'un temps très stable. Inutile d'espérer la moindre précipitation sur nos contrées dans ce type de scénario. Bien évidemment quand il s'agit d'un temps aussi calme, la prévisibilité est bonne.

Si la pluviométrie depuis 3 mois est très faible, il est un peu tôt pour parler de sécheresse. Souvenez-vous de l'année dernière, où la pluviométrie a été de partout excédentaire à très excédentaire. Les nappes phréatiques ont pu se recharger. Si l'on s'intéresse aux projections à plus long terme, nous sommes en droit de nous interroger sur une possible sécheresse plus marquée d'ici l'été.

Ci-dessus, voici une carte d'anomalie des géopotentiels à 500 hPa. Pour vulgariser, plus nous allons faire le rouge, plus l'anomalie de hauts géopotentiels est importante. Ce qu'il y a de marquant sur cette carte, c'est qu'elle représente l'anomalie des géopotentiels entre juin, juillet et août (durant l'été). Nous pouvons remarquer qu'aucun pays sur notre partie de l'hémisphère nord n'est vu connaître une anomalie de bas géopotentiels. De partout il s'agit d'un excédent. 

Ainsi, nous pouvons redouter des condition anticycloniques et stables assez régulières. Il faudra très certainement compter sur les quelques orages estivaux pour observer localement de la pluie, parfois en bonne quantité. Un scénario à suivre de près dans les prochaines semaines. L'anomalie de température à 2m pour la même période laisse également craindre un été bien plus chaud que la normale

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