Prévisions & Suivi en temps réel

Vers un changement de temps entre le 5 et le 10 septembre ?

Ce mercredi, des orages se sont déclenchés notamment sur les Pyrénées-Orientales et le Gard, au sein d'une masse d'air assez fortement instable. Cette instabilité résulte notamment de la chaleur qui s'accumule dans les basses-couches de l'atmosphère, avec des maximales atteignant près de 30°C dans l'intérieur des terres. Ces chaleurs vont se maintenir début septembre, sans excès sur notre région, avec des températures progressant entre 30 et 32°C dans l'intérieur des terres.

Par ailleurs, nos services commencent à s'intéresser aux projections pour la fin de semaine prochaine et week-end suivant. En effet, il apparaît que le bloc de hautes pressions anticycloniques, qui nous protège en ce moment de l'arrivée de l'automne, puisse se décaler vers l'Italie et se rétracter lentement vers l'Afrique. Dans le même temps, les basses pressions deviennent de plus en plus dynamiques sur le nord du bassin Atlantique.

La concomitance de ces deux circulations pourrait - notez le conditionnel - favoriser une ouverture/brèche sur le proche Atlantique, avec une baisse graduelle des pressions atmosphériques sur ce secteur. Pour le moment, il n'est pas véritablement prévu de basses pressions très dynamiques, mais plutôt une configuration de marais barométrique, avec des pressions ni dépressionnaires, ni anticycloniques.

Cet élément de prévision est important car les orages se développent facilement au sein des marais barométriques. Par ailleurs, l'absence d'un fort dynamisme atmosphérique dans ces situations favorise généralement des orages peu mobiles. A cet instant, il n'est pas question d'annoncer un épisode méditerranéen/cévenol mais plutôt d'évoquer le retour d'orages se développant par effet diurne durant l'après-midi, avec une intensité parfois assez forte.

Comme toujours, tous nos départements ne seront pas impactés de la même manière. Ce sera à préciser d'ici là. Notez néanmoins que selon comment vont se positionner les petites gouttes froides et anomalies dépressionnaires secondaires, le risque orageux pourra être plus ou moins marqué et surtout plus ou moins généralisé. C'est surtout sur ce paramètre que les modèles de prévision divergent aujourd'hui.

Un exemple concret : si la goutte froide se positionne près du Portugal, elle fera office de pompe à chaleur en faisant remonter des masses d'air très chaud depuis l'Afrique. Le risque orageux sera alors faible. Si la goutte froide se positionne sur le golfe de Gascogne, le vent marin apportera des orages potentiellement violents. Tout est question de positionnement. Le diagramme de Nîmes ci-dessous illustre bien le potentiel de pluie qui semble progressivement croître après le 5 septembre, comme en attestent les courbes tout en bas du graphique. Il en est de même pour les autres villes de la région. Cette prévision sera actualisée très prochainement. 


Toutes les cartes sont issues du site meteociel.fr

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