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Tendance début février sur la France : vers une baisse des températures ?

Un épisode méditerranéen significatif a concerné notre régions ces dernières 48h. Les cumuls de précipitations ont été importants entre le Gard, la vallée du Rhône et la Lozère, avec bien souvent 60 à 100 mm en plaine et près de 150 mm sur les Cévennes. Au dessus de 600 à 800 m, les chutes de neige ont été abondantes. Il sera tombé jusqu'à  1 m de neige sur le versant sud-est du Mont-Lozère au Pic Cassini. Désormais, à quoi faut-il s'attendre ? 

Un changement de temps est plausible en fin de semaine prochaine. En effet, l'anticyclone va gonfler sur l'Atlantique et brièvement s'élever vers les hautes latitudes. Dans le même temps, une anomalie de bas géopotentiels va se décrocher de l'Islande en direction de la Grande-Bretagne. Elle devrait alors plonger sur la France début Février

Le flux devrait pivoter au secteur Nord sur la France début Février, favorisant une nette baisse des températures et de la neige à basse altitude sur les reliefs. Sur les plaines Méditerranéennes, il n'est pas prévu de neige en raison d'un manque d'humidité. La baisse des températures sera assez marquée en rapport à ce que l'on connaît en ce moment mais elle sera loin d'être exceptionnelle pour autant. Nous devrions retrouver un niveau de saison ou légèrement en dessous.

Ce coup de froid devrait être assez bref sur la France, en raison des hautes pressions qui devraient prendre le dessus en se décalant de l'Atlantique vers l'Europe Occidentale. Comptez sur trois journées fraîches environ. Par la suite - et bien que cela soit à très lointaine échéance - c'est le flou total. Certains modèles voient l’affaiblissement de l'activité dépressionnaire sur l'Atlantique alors que d'autres voient la récurrence actuelle persister. 

La carte à gauche est reprise du scénario GFS 12Z dernièrement actualisé. On distingue bien une tentative d'élévation des hautes pressions depuis le proche Atlantique en direction de la Scandinavie. Cette dernière avorte en raison d'une activité dépressionnaire trop forte sur l'Atlantique. Notez néanmoins la présence d'air très froid sur l'Europe de l'Est. Ceci est une nouveauté par rapport au début de l'hiver. Ce scénario est majoritaire à 75% environ.

La carte à droite est issue d'un scénario de l'ensembliste GEFS. Les éléments sont plus ou moins les mêmes si ce n'est que l'activité dépressionnaire est plus faible sur l'Atlantique, permettant aux hautes pressions de remonter vers la Scandinavie. Dans ce contexte, le flux d'Est continental et froid arrive à traverser l'Europe en direction de la France. Ce scénario est minoritaire à 25% environ.

Vous l'aurez compris, rien n'est totalement joué. Pour autant, en ce qui concerne la première décade de février, les prévisionnistes de Météo Languedoc privilégient des températures proches des moyennes saisonnières, contrastant avec janvier 2018 qui est officiellement le plus doux depuis le début des relevés. Ainsi, nous devrions renouer avec de petites gelées en plaine. 

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