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Risque d'orages demain : notre dernier point détaillé !

Demain s'annonce instable tant sur le point de la météo mais également sur la prévision purement météorologique. En effet, les scénarios divergent sur la localisation exacte des orages. Ce qui semble acquis c'est que l'atmosphère sera instable et les conditions réunies pour le développement d'orages localement grêligènes. Afin de vous exposer les diverses hypothèses et conclusions sur cette dégradation, nous vous proposons une analyse assez détaillée. Le but n'est pas de vous perdre dans des termes techniques incompréhensibles. Chaque partie sera conclue par un résumé simple afin que tout soit parfaitement compréhensif.

ÉTAPE 1 : UN CONTEXTE INSTABLE PROPICES AUX ORAGES

Situation classique au printemps lorsque la douceur commence à s'installer au sol tandis que l'air reste assez froid en altitude. Ce contraste thermique favorise la convection. En effet, l'air chaud est plus léger que l'air froid. Pour simplifier le schéma, tant que la particule sera plus chaude que sont environnement, elle continuera à s'élever. C'est ce principe qui permet aux nuages d'orages de se développement haut en altitude et de former les cumulonimbus que l'on aime admirer. Cette particule dégage de l'énergie que l'on traduit en J/Kg et qui se nomme la CAPE (Convective Avalaible Potential Energy). Plus elle est importante et plus l'environnement est propice aux orages. C'est le carburant d'un orage.

Demain, cette instabilité sera bien présente. De façon générale, une MUCAPE > 500 J/Kg est acceptable pour des orages modérés. Au-dessus de 1500 J/Kg, les orages peuvent adopter un caractère fort à violent. Demain, les valeurs d'instabilité attendues pourront osciller entre 700 et 1300 J/Kg selon les modèles et les secteurs. 

Source : Météociel

ÉTAPE 2 : FORÇAGE ATMOSPHÉRIQUE

Pour autant, ce n'est pas si simple que ça. Il arrive que nous ayons une énergie extrême (plus de 4000 J/Kg) et pourtant aucun orage. C'est aussi simple que le fonctionnement d'une voiture. On aura beau faire le plein de carburant, sans moteur, elle n'irait pas loin ! Le principe est le même pour les orages. Son moteur, c'est le forçage atmosphérique. Il peut se démarquer selon de nombreux paramètres. Nous ne reviendrons pas sur chacun d'eux. Et c'est sur ces paramètres que les incertitudes demeurent pour demain après-midi. En effet, deux anomalies (forçages d'altitude) devraient balayer la région. La première à la mi-journée et la seconde en deuxième partie d'après-midi.

La première serait déphasée avec l'instabilité. En effet, les entrées maritimes seront tenaces demain matin notamment sur l'Est de la région. Cette crasse nuageuse pourrait inhiber le risque orageux dans un premier temps. Seule la Lozère devrait être concernée. La seconde anomalie pourrait en revanche jouer son rôle de moteur et venir dynamiser la convection sur les plaines du Languedoc.

Source : Météociel

CONCLUSION : RISQUE D'ORAGES DE GRÊLE

Au risque d'en décevoir certains, il n'est pas possible de prévoir le risque d'orages pour chaque commune. Ce type d'analyse permet de déceler divers indices nous permettant d'émettre des hypothèses les plus fiables et précises possibles. La première conclusion est simple : il existe un risque d'orages de grêle demain en fin d'après-midi sur la région. A l'heure de rédaction de ce bulletin et sous réserve de modifications de dernière minute, le département de l'Hérault semble le plus exposé. En marge, des cellules orageuses sont également possibles sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales tout comme sur le Gard où on ne peut exclure des averses orageuses notamment via les cellules Héraultaises en fin de course.

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