Prévisions & Suivi en temps réel

Réchauffement climatique : 2017, 3e année la plus chaude derrière ... 2016 et 2015 !

Source : NASA

S'il était encore nécessaire de convaincre certains "climatosceptiques", les records de chaleur tombent chaque année. Dès qu'un record est établi, il est rapidement battu par un nouveau. C'est le cas également en France où chaque année, les records de chaleur (toutes saisons confondues) fleurissent. Le bilan de l'année 2017 est tombé : il s'agit de la 3e année la plus chaude à l'échelle du globe quasiment à égalité avec 2015 et juste derrière 2016. Au final, les trois dernières années sont tout simplement les trois années les plus chaudes jamais enregistrées. Parmi celles-ci, seule 2017 est une année hors El-Nino et se classe donc année hors Nino la plus chaude jamais observée.

En observant les anomalies de températures de surface sur l'ensemble du globe, on remarque en toute logique que c'est la douceur qui l'emporte. Proche de l'Europe, seul le Nord du bassin Atlantique est dans le négatif. Ces rares secteurs où la température a été en-dessous des moyennes ne suffisent absolument pas à contrebalancer la tendance générale.

Source : NOAA

Le constat est flagrant. Pire encore, si l'on s'intéresse à l'évolution de ce réchauffement, la tendance est dramatique avec un réel pic depuis les années 1980 qui ne cesse de s'accentuer d'année en année. Chaque nouvelle année bat la précédente qui est ensuite battue par la prochaine, ainsi de suite.

Source : NOAA

2018 : en route pour de nouveaux records de douceur ?

Comme nous l'avons dit, ce constat est valable à notre échelle. On ne peut s'empêcher de penser au mois de janvier que nous connaissons et qui s'annonce exceptionnellement doux à l'échelle de la France. Et même à l'échelle de notre région, la douceur prédomine largement. Le mois de décembre était proche des moyennes de saison mais 2018 démarre fort avec des anomalies positives qui dépassent les 3°C. Il est important de prendre en considération ces 3°C. Il s'agit ici d'une moyenne climatologique. Qu'il fasse 3°C de plus durant une après-midi n'a strictement pas le même sens qu'une anomalie de 3°C sur des moyennes de saison.

Ci-dessous, retrouvez l'analyse climatologique de la NOAA pour la ville de Nîmes. Sachez avant tout que le constat est exactement le même pour toutes les autres villes de la région. Pour les curieux et/ou sceptiques, nous vous invitons à consulter les statistiques officielles sur le site de la NOAA (http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/global_monitoring/temperature/weur_30temp.shtml).

Source : NOAA

Au final, le plus dangereux est de s'habituer à ces températures. Voir de la neige en nombre sur les reliefs n'est pas forcément synonyme d'un hiver "normal". La récurrence de températures plus douces nous donne l'impression de vivre des périodes de froid lorsque les températures ne sont finalement que dans les normes. Ce mois de janvier 2018, la moyenne des températures minimales à Montpellier est de 7,9°C tandis que la moyenne des températures maximales est de 14,9°C. Certains pourraient dire "7°C, le matin, 14°C l'après-midi, un hiver normal dans les régions méditerranéennes". Absolument pas ! La moyenne pour Montpellier (1981-2010) est de 2,9°C le matin et de 11,6°C l'après-midi (données infoclimat).

Nous essayons par cet article de faire prendre conscience que la période climatique que nous vivons est tout sauf normale. Oui, les hivers en régions méditerranéennes sont généralement plus doux que dans le Nord de la France mais non, ils ne ressemblent pas à ce que nous vivons actuellement. Pour finir, les vagues de froid comme celles qu'ont connu le Canada et les États-Unis ne peuvent pas remettre en cause de constat. Il s'agit d'un phénomène météo local à l'échelle du globe et n'appartient pas à la même catégorie qu'une analyse climatologique. 

Partager sur