Prévisions & Suivi en temps réel

Dépression sous surveillance pour la fin de semaine : vers un incertain changement de temps !

En introduction, nous tenons à souligner que la prévisibilité est assez médiocre en cette fin d'été, en raison des nombreuses anomalies secondaires qui circulent dans un contexte globalement anticyclonique à l'échelle de l'Europe Occidentale. Dès lors, nous nous limiterons au sein de cet article à décrire les principaux scénarios possibles pour la semaine à venir. Il est nullement question d'annoncer un épisode pluvio-orageux intense à cette heure.

Tout d'abord, intéressons nous aux trois premières journées de la semaine. Lundi, mardi et mercredi, le soleil va globalement s'imposer sur la région, avec parfois un voile nuageux insistant et toujours la présence de quelques nuages bas sur le Roussillon. Tout au long de cette période, les brises marines s'annoncent assez faibles. Les températures, quant à elles, vont nettement progresser. Nous attendons des maximales voisines de 30°C sur les plages, 32 à 34°C dans l'intérieur du Roussillon, jusqu'à 35 à 37°C dans l'arrière pays Gardois.

En fin de semaine, le contexte météorologique est susceptible d'évoluer à proximité de la France. Nous allons tout d'abord nous intéresser à la prévisibilité synoptique. Souvenez vous, il y a quelques jours nous vous évoquions au sein d'un article la présence d'une goutte froide sur le golfe de Gascogne. Sa trajectoire était hautement incertaine. C'est précisément cette petite dépression d'altitude qui pourrait être reprise au sein de la circulation générale, comme en atteste le scénario GFS ci-dessous (carte : météociel). 

Il est important de considérer que l'anomalie résultante de ce minimum dépressionnaire en altitude, matérialisé sur la carte ci-dessus par un "D", s'annonce globalement moribonde en raison des hauts-géopotentiels (anticyclone) à proximité. Pour véritablement nous influencer, il faudra que cette goutte froide soit reprise et, entre guillemets, réactivée par le talweg dépressionnaire qui va se constituer entre l'Irlande et la Bretagne.

Sans ce regain de dynamisme, il ne faudra pas compter sur une dégradation digne de ce nom. Néanmoins, depuis 48h apparaissent des signaux assez insistants quant à la reprise d'une activité dépressionnaire sur le proche Atlantique pour la journée de vendredi. Le modèle GFS ce matin l'illustre parfaitement avec la constitution d'un talweg sur l'Ouest de la France, évoluant en cut-off (goutte froide) entre le golfe de Gascogne et le grand Ouest du pays (voir carte ci-dessous) : 

Ce scénario est propice à la mise en place de vents marins sur l'arc Méditerranéen. L'échéance étant encore lointaine et le scénario incertain, nous nous épargnerons de décrire les conséquences associées à ce type de configuration météorologique. Par ailleurs, il est important de remarquer que d'autres scénarios diffèrent, comme celui du modèle Européen CEP. En effet, le contexte synoptique est globalement le même mais la goutte froide se positionnerait plutôt sur la France. Afin que vous puissiez apprécier les différences entre ces deux principaux scénarios, retrouvez ci-dessous le modèle CEP (carte : météociel). 

Avec toutes les précautions d'usage, ces différents scénarios pourraient favoriser la mise en place d'une dégradation sur l'arc Méditerranéen en fin de semaine à venir. En fonction du dynamisme de la goutte froide et de sa trajectoire, il sera possible d'affiner les prévisions. En attendant, nous insistons bien sur le fait qu'il n'y a rien de sûr : les ajustements à venir au cours des prochaines 48h à l'échelle synoptique nous permettront d'en savoir davantage d'ici mardi. Un prochain point sera alors réalisé.

Afin d'illustrer ces possibilités de pluies, retrouvez ci-dessous le diagramme de la ville de Montpellier, où sont positionnés les 21 scénarios de l'ensembliste GEFS (modèle numérique de prévision). On y remarque - toujours avec prudence - que la probabilité d'observer des précipitations va sensiblement augmenter entre la fin août et début septembre. 


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