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Attention aux tiques : maladie de Lyme

Bien que cet article n'est pas un rapport direct avec la météorologie, il n'en demeure pas moins une problématique environnementale et sanitaire majeure. La maladie de Lyme est une maladie infectieuse que l'on contracte suite à une morsure de tique infectée (pour une majorité des cas). L'infection est liée à une bactérie, la Borrelia burgdorferi. Il s'agit aujourd'hui de la maladie vectorielle la plus véhiculée au monde.

Si nous choisissons d'en parler, c'est parce que cette maladie fait de plus en plus de ravages. Délicate à diagnostiquer, elle devient extrêmement difficile à soigner dès lors qu'elle se dissémine dans l'organisme. Par ailleurs, cette zoonose est susceptible de toucher plusieurs organes et systèmes : la peau, les articulations, le système nerveux et parfois même le cœur et les yeux. Il existe trois stades évolutifs de la maladie : le stade primaire (où un traitement est généralement efficace), le secondaire et le tertiaire, pour les formes les plus sévères. Retrouvez les symptômes associés aux trois phases en cliquant ICI.

Quels sont les premiers symptômes de la maladie de Lyme ?

Au stade primaire de la maladie, il est possible (pour environ 30 à 50% des cas) d'observer un érythème migrant, représenté sur la photo ci-dessous. Si cet érythème apparaît, il n'y aucun doute : la tique était infectée. L'EM n'étant pas systématique, il faut également surveiller l'apparition de symptômes grippaux tels qu'une fièvre modérée, des courbatures, des douleurs musculo-articulaires, une fatigue générale ou un épuisement. Il est alors nécessaire d'aller consulter un médecin au plus vite pour demander un traitement basé sur une antibiothérapie qui permettra, dans une majorité des cas, d'enrayer l'infection avant qu'elle ne pénètre dans les tissus profonds. Le malade a alors toutes les chances de guérir

Le but de cet article n'est pas de faire un exposé sur ce fléau, tant il y aurait à dire. Néanmoins, les tiques infectées étant présentes sur une bonne partie du territoire, nous pensons judicieux de faire de la prévention, notamment pour celles et ceux qui passent beaucoup de temps en extérieur. Sorties aux champignons, à la pêche, à la chasse ou tout simplement repas en famille sur la pelouse... Tout d'abord, il est important de savoir que toutes les tiques ne sont pas infectées. Néanmoins, quelques conseils à retenir : 

- La meilleure des prévention consiste à ne pas se faire piquer : privilégiez des vêtements longs et clairs ainsi qu'une casquette ou un chapeau. 

- Évitez de vous allonger dans les herbes.

- Il faut toujours s'inspecter le corps en rentrant d'une promenade en forêt, afin de voir si vous n'avez pas été piqué par une tique. 

- Dans le cas où vous voyez une tique sur votre peau, il ne faut surtout pas l'enlever avec la main et encore moins essayer de l'endormir avec de l'alcool ou de l'ether. Ces produits, autrefois utilisés, font régurgiter la tique, optimisant les risques de contamination si cette dernière est infectée. 

- Si vous êtes régulièrement exposés aux tiques, privilégiez un "tire-tique" (quelques euros en pharmacie) ou à défaut une pince à épiler afin de pouvoir retirer la tique convenablement (voir schéma ci-dessous issu de doctissimo). 

- Dans le cas d'une piqure, surveiller pendant 6 à 8 semaines l'apparition des symptômes décrits ci-dessus. Dans le doute, consulter un docteur rapidement. 

Cette maladie, peu connue en France, suscite des discordes dans le milieu médical. Là encore, il n'est pas question de critiquer les médecins mais sachez qu'une antibiothérapie de 14 à 21 jours (protocole généralement employé) est bien souvent trop courte pour véritablement vous soigner (constat qui résulte des très nombreux malades en France, pays voisins et outre Atlantique). Si votre médecin n'a pas été sensibilisé par le passé, il ne faut pas hésiter à vous tourner vers des associations de malade qui pourront vous orienter vers un médecin spécialiste, ou tout simplement à changer de médecin. 

Rassurez-vous néanmoins : de plus en plus de médecins se sensibilisent, en raison de la prolifération de cette infection bactérienne. La principale difficulté réside dans l'absence de tests fiables pour déceler la maladie. 

L'initiative de publier un article sur cette maladie fait suite à la rencontre de Matthias Lacoste, président de l'association "Le droit de guérir", domiciliée en Ardèche. Matthias est porteur de la maladie depuis de très nombreuses années. Comme de nombreux malades, il a subit des années d'errance médicale. On le pensait atteint par la fibromyalgie, la sclérose en plaques ou la polyarthrite rhumatoïde... Jusqu'au jour où il a été diagnostiqué positif à LYME. Malheureusement, trop de personnes sont diagnostiquées tardivement, ce qui entraîne des conséquences dramatiques sur leur vie. Il est de ce fait primordial de SENSIBILISER la population à ces risques, sans pour autant tomber dans la paranoïa.

L'association Le droit de guérir organise de nombreux événements sur la France pour sensibiliser sur les maladies transmises par les tiques. Parce que cela n'arrive pas qu'aux autres, Météo Languedoc souhaite également s'investir dans cette démarche. C'est pourquoi nous relayons l'appel aux dons de cette association Ardéchoise, dont les principaux intérêts sont de financer la recherche et la prévention. Pour participer, c'est ICI. Vous pouvez également suivre l'association sur Facebook

Sans arrêter de vivre, protégez vos proches. Partagez cet article et restez vigilants. De simples règles de bon sens peuvent permettre d'éviter le pire. En France, il n'y aurait "que" 33 000 nouveaux cas par ans alors que les pays voisins comptabilisent plusieurs centaines de milliers de cas tous les cas. Cette maladie a gagné du terrain au cours des dernières années et les erreurs de diagnostics comptent pour beaucoup dans la sousestimation des cas Français. 

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